Historiquement deux courants d'arts martiaux en chine, courant exotérique, avec Bodhidharma, qui de retour des Indes au temple de SHAOLIN vers le VI siècle, aurait créé la méthode de Kung Fu qui permettait aux moines méditant de retrouver santé et énergie... et le courant ésotérique lié au mont WUTANG, centre réputé du TAOISME.
Ce serait dans ces lieux que Yang Sen FEN aurait créé vers le 12 siècle, le taijiquan, après avoir vu de sa fenêtre le combat entre un serpent et un oiseau, le serpent gagna grâce à sa souplesse...
D'autres légendes développent l'idée que le taijiquan, serait une oeuvre alchimique dans laquelle art martial ou technique de santé seraient un support à la réalisation de son être profond, toujours est-il que de nombreux ouvrages précisent ces questions les développent et donnent historiquement des repères ; par exemple celui de Catherine DESPREUX, très documenté, thèse universitaire qui fournit tous les éléments utiles à ce sujet.
Ceci
étant l'origine certaine de cet art ne
peut encore aujourd'hui être précisée,
simplement
par le fait de la tradition orale, le nombre de styles, et de formes
est lié à l'efficacité des
professeurs, à
leur réputation, à leur éveil... En
définitive, il y a des techniques communes liées
à
l'évidence de l'ouverture et de la fermeture de
l'énergie, à son transfert lors du processus de
conduction, et puis il y a des techniques particulières
nées du génie de certains Maîtres, ou
de
pratiquants qualifiés dont
la créativité a permis de développer
une forme.
Taijiquan est la transcription pinyin, c’est à dire écriture latine de l’idéogramme chinois adoptée en 1958 ; qui devrait se prononcer: Taï-tchi-tchouenne, et qui est devenue tai-chi-chuan. Ainsi les mots Taijiquan et Tai-chi-chuan désignent le même idéogramme.
© Jean Louis Lavail, 2003
